La mati¶re du Graal

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Né dans la première moitié du XIIème s., Chrétien de Troyes est mort vers 1190. Il commence sa carrière d’écrivain à la cour de Champagne en 1162. Il nous reste de lui 6 œuvres de cette période : Erec et Enide, Cligès, Le Chevalier à la Charrette, Guillaume d’Angleterre et le Chevalier au Lion. Vingt ans plus tard, il  s’installe à la cour de Flandre, auprès de Philippe d’Alsace. C’est à cette époque qu’il écrit le dernier de ses romans, très différent des autres par son caractère résolument mystique : Perceval ou le Conte du Graal, qu’il laissera, peut-être volontairement, inachevé.
 
Robert de Boron, le second dans l’ordre chronologique à parler du Graal, n’est guère connu que par ce qu’il dit de lui-même dans son œuvre, et c’est très peu. Bourguignon, il était au service de Gautier de Montbéliard, ce qui situe le Roman de l’Estoire dou Graal avant 1201, date à laquelle ce chevalier partit en Terre Sainte pour n’en plus revenir. De lui il ne nous est parvenu qu’un seul ouvrage en vers, Le Roman de l’Estoire dou Graal (dont nous citons de larges extraits). On lui attribue aussi la version en prose de ce même livre ainsi qu’un Joseph d’Arimathie.
 
Gautier Map, connu par le tout dernier passage de son livre, La Queste del Saint Graal, se dit de Salebieres (peut-être Salisbury). C’est le seul des quatre auteurs que nous avons choisis à s’exprimer en prose. Il écrivait dans la première moitié du XIIIème s.
 
Gerbert, dit de Montreuil (sur-Mer), écrivait dans le deuxième quart du XIIIème s. Il est l’auteur de la Continuation de Perceval, vaste fresque de plus de 14000 vers. Comme l’indique le titre, Gerbert poursuit l’histoire de Perceval laissée inachevée par Chrétien de Troyes. C’est la plus tardive des quatre versions envisagées ici. 

 

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