Raymond Bernard (1923-2006) - Repères biographiques

Raymond Bernard (1923-2006)

Né le 19 mai 1923, dans le Dauphiné, Raymond Bernard suit des études secondaires, puis entreprend à la Faculté de Grenoble des études de droit, interrompues par la guerre. Initié à l’ésotérisme par une rosicrucienne anglaise, Edith Lynn (1941), il correspond dès 1945 avec Jeanne Guesdon, Grand Maître de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix (AMORC) pour la France, puis avec Ralph M. Lewis, son responsable mondial. Il s’affilie en 1948, avant d’être admis dans la Militia Crucifera Evangelica (1952), chevalerie intérieure de cette organisation.

La Rose-Croix

R. M. Lewis le nomme administrateur de l’AMORC en 1956, puis Grand Maître pour les pays de langue française, fonction qu’il occupera jusqu’en 1977. Elu au bureau suprême de l’AMORC, il devient Légat suprême en 1967. Il structure l’AMORC en France et dans les pays de langue française, particulièrement en Afrique, encourage la fondation de centaines de groupes locaux (loges), traduit en français l’enseignement écrit et le développe. Il établit le siège de la Grande Loge de l’AMORC pour les pays de langue française au château d’Omonville (Eure) en 1973, et fonde au château de Tanay, près de Lyon, un lieu de retraite pour les rosicruciens. Il quitte ses fonctions de Légat suprême en 1987.

Le Martinisme

Il est reçu dans l’Ordre Martiniste Traditionnel (OMT) par J. Duane Freeman, à San Jose (1959), et R.M. Lewis lui en confie alors le développement en France. Il intègre la filiation française et se fait initier par un proche de Robert Ambelain, Marcel Laperruque, à Toulouse. Puis il développe l’OMT, avec un enseignement par correspondance et des groupes locaux (Heptades).

La Franc Maçonnerie

Reçu apprenti dans la Franc Maçonnerie italienne à Rome (1955), il rejoint en France la Grande Loge nationale française Opéra où il reçoit les trois grades symboliques (1959, 1960 et 1962). Après un long retrait de vingt-neuf années, dû à ses activités dans l’AMORC, il adhère à la Grande Loge de France.

Le Temple

Il relate dans son ouvrage Rendez-vous secret à Rome, publié en 1969, l’initiation templière qu’il a reçue en 1955, à Rome. Il fonde l’Ordre Rénové du Temple en 1970 mais s’en retire volontairement en 1972.

Le CIRCES et l’OSTI

En 1988, il crée le CIRCES, mouvement destiné à rassembler ceux qui veulent agir dans le monde selon une éthique de respect. Par la suite, il établit l’OSTI, introduisant ainsi la tradition templière et initiatique. Il quitte ses fonctions en 1997 et reste membre actif de l’OSTI jusqu’à son décès, en 2006.

Bibliographie

Ses ouvrages développent son message initiatique : Les maisons secrètes de la Rose-Croix (1970), Messages du sanctum céleste (1970), Fragments de sagesse rosicrucienne (1971), Nouveaux messages du sanctum céleste (1973), Rencontres avec l’Insolite (1976), Lettres de nulle part (1978), La Cathédrale cosmique (1994), Enseignements des maîtres de la connaissance (1995).

Sources

Manuel rosicrucien, Villeneuve-Saint-Georges, Éditions rosicruciennes, 1980 ; Maude Illman, Entretien avec Raymond Bernard, L’Esprit des choses, printemps-été 1995 ; Serge Caillet et Jean-Pierre Chantin, Les marges du christianisme, Paris, Beauchesnes, 2002. Voir également les ouvrages de Raymond Bernard en ligne sur www.tradition-mystique.net.

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